https://www.youtube.com/watch?v=ztxX57e2zck
Ce jeu reprend les thèmes des films, surtout les deux premiers,
Alien (1979) et
Aliens (1986). Les évènements et lieux d’
Alien 3 (1992), de
Prometheus (2012) et d’
Alien covenant (2017) font également partie du canon, pour le meilleur et le pire. Pour les connaisseurs, le jeu vidéo
Alien isolation (2014) est également une source importante. Le comics
Aliens – Dead orbit (2017) évoque une ambiance typique de ce monde.
En un mot, on mélange l’horreur spatiale du claustrophobe premier, l’action futuriste du second, sur fond d’émerveillement devant l’inconnu. Ne pas s’éterniser dans l’émerveillement car le monde, comme le vide de l’espace, est froid, cruel et injuste, et la vie si fragile…
En 2179, l’humanité vit sous le joug : les multinationales, au premier rang desquelles la tristement célèbre Weylan-Yutani, se sont pratiquement affranchies des États. Pour regagner en puissance, ces derniers se sont unis en trois grands blocs coexistant dans une guerre froide. Une guerre froide que se livrent également les compagnies dominantes de l’époque, spécialisées dans l’intelligence artificielle, les androïdes, l’exploration et l’exploitation spatiale mais aussi les bioarmes.
Oubliez les bienfaits de la technologie, les projections holographiques et le medpod hors de prix qu’on retrouve à bord du
Prometheus. Si l’humanité sait soigner tous les cancers, ce n’est pas avec le salaire moyen qu’on peut se payer les soins. Si elle sait réparer la couche d’ozone, c’est pour envoyer des clampins vendre leur force de travail terraformer des cailloux avant d’en gratter la surface pour en extraire les minerais. Au quotidien, la technologie est faite d’écran cathodiques, de larges boutons à presser et de supports magnétiques de sauvegarde. Au moins, quel que soit votre statut, vous avez accès à cet autre bijou de technologie qu’est le caisson d’hypersommeil. Grâce à lui, au moins, on ne vieillit pas et on peut dormir tranquillement. Enfin, tant qu’il ne prend pas feu.
Eh oui, la mort peut surgir à n’importe quel moment. Tout le monde n’a pas l’occasion de se sacrifier héroïquement pour sauver les siens face à des horreurs sortis de cauchemars vicieux. La suffocation par épuisement de la réserve d’oxygène dans une combinaison spatiale ferait une mauvaise épitaphe.
La colonisation spatiale, pourtant, c’est aussi l’occasion de refaire sa vie, de fuir une planète surpeuplée et polluée. Et en dépit, ou plutôt à cause, des rigueurs de la vie à la frontière, elle est aussi le lieu pour regagner un peu de liberté loin des yeux scrutateurs. Au pire, le marshal colonial du coin pourrait bien se laisser convaincre de fermer les yeux en échange de quoi améliorer l’ordinaire…
Quelle carrière choisirez-vous ?